50 citations de saint Augustin, père de l’Eglise

50 citations de saint Augustin sur l’amour, la foi, la vie, la mort, le bonheur, Dieu ou la vérité : voici une sélection des plus belles pensées d’Augustin d’Hippone, les plus célèbres et profondes. A butiner sans modération.

Saint Augustin, ou Augustin d’Hippone (354–430), né à Thagaste en Afrique du Nord et évêque d’Hippone (actuelle Annaba en Algérie), est l’un des penseurs majeurs du christianisme latin. Formé à la rhétorique, influencé par le manichéisme puis le néoplatonisme, il se convertit au christianisme en 386. Ses œuvres, notamment Les Confessions et La Cité de Dieu, articulent une réflexion profonde sur Dieu, le temps, le mal, la grâce ou encore la condition humaine.

Certaines citations de saint Augustin sont restées célèbres. Elles apparaissent comme essentielles par le fait qu’elles condensent des intuitions philosophiques et théologiques qui feront date. Elles véhiculent une éthique fondée sur la charité comme principe intérieur de la loi morale : si l’amour est authentique, l’action devient juste. Dans les textes et citations de saint Augustin, l’homme est orienté vers l’absolu, ce qui a influencé toute la tradition occidentale, de la mystique à la philosophie existentielle.

Augustin a aussi formulé des idées structurantes : la notion de temps comme expérience intérieure, la théorie du mal comme privation de bien, et la primauté de la grâce divine dans le salut. Ses formules frappantes rendent ces concepts accessibles, ce qui a certainement facilité leur transmission à travers les siècles.

Les citations de saint Augustin, même si elles paraissent accessibles au premier abord, constituent des portes d’entrée vers des systèmes de pensée complexes, nourrissant la morale, la métaphysique et la théologie chrétienne.

Voici donc les plus belles pensées et citations de saint Augustin.

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Les citations de saint Augustin qui suivent peuvent accompagner tout croyant, philosophe ou cherchant au quotidien, dans leur quête du sens de la vie…

Je serai moi-même avec toi parce que, si je suis, c’est toi-même qui me l’as donné.
Confessions I, 20, 31

Dieu tout-puissant, qui est mieux connu en ne l’étant pas.
L’Ordre, II, 44

Mais Toi, tu étais plus profond que le tréfonds de moi et plus haut que le tréhaut de moi.
Confessions III, 6, 11

Dieu étant Créateur et Gouverneur de l’univers, toutes choses sont belles ; et la beauté de l’ensemble est irréprochable, tant par la condamnation des pécheurs, que par l’épreuve des justes et la perfection des bienheureux.
Saint Augustin

Tard je t’ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je t’ai aimée ! mais quoi ! Tu étais au-dedans de moi et j’étais, moi, en dehors de moi-même ! Et c’est au dehors que je te cherchais ; je me ruais dans ma laideur sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi, retenu loin de toi par ces choses qui ne seraient point, si elles n’étaient en toi. Tu m’as appelé et ton cri a forcé ma surdité ; tu as brillé et ton éclat a chassé ma cécité ; tu as exhalé ton parfum, je l’ai respiré et voici que pour toi je soupire ; je t’ai goûtée et j’ai faim de toi, soif de toi ; tu m’as touché et j’ai brûlé.
Confessions

Il n’est pas permis de dire que Dieu se tienne sous sa bonté […] et que cette bonté ne soit pas sa substance ou plutôt son essence, et que Dieu ne soit pas cette bonté, mais qu’elle soit en Lui comme en un sujet.
La Trinité, VII, 5, 10

Les manichéens posent deux substances opposées, le Bien et le Mal, et les font se combattre. Or, si Dieu est incorruptible au sens métaphysique du terme, c’est-à-dire pur de tout mélange, et incapable d’être mêlé à une autre substance, le Mal n’a aucun moyen de le combattre.
Confessions VII, 3

Ô Dieu ! (…) venez à mon secours ; vous êtes la seule substance éternelle et véritable, où il n’y a ni discordance, ni confusion, ni changement, ni indigence, ni mort, mais souveraine concorde, évidence souveraine, souveraine immutabilité, souveraine plénitude, souveraine vie. Rien ne manque en vous, rien n’y est superflu.
Saint-Augustin, Les Soliloques

Je vous invoque, ô Dieu de vérité ! dans qui, de qui et par qui sont vraies toutes les choses qui sont vraies ; ô Dieu de sagesse ! dans qui, de qui et par qui sont sages tous les êtres doués de sagesse ; ô Dieu véritable et souveraine vie ! dans qui, de qui et par qui vivent tous les êtres qui possèdent la véritable et souveraine vie ; ô Dieu de béatitude ! en qui, de qui et par qui sont heureuses toutes les créatures qui jouissent de la félicité ; ô Dieu, bonté et beauté ! par qui, de qui et dans qui sont bonnes et belles toutes les choses qui possèdent la bonté et la beauté ; ô Dieu, lumière intelligible ! dans qui, de qui et par qui sont rendues intelligibles toutes les choses qui brillent à notre esprit.
Saint-Augustin, Les Soliloques

Si je me trompe, je suis… Et de la même manière que je connais que je suis, je sais aussi que je me connais.
Saint-Augustin, La Cité de Dieu, XI, 26

Car qui douterait qu’il vit, se rappelle, veut, pense, sait et juge ? Car même s’il doute, il vit ; s’il doute, il se rappelle pourquoi il doute ; s’il doute, il comprend qu’il doute ; s’il doute, il veut être certain ; s’il doute, il sait qu’il ne sait pas ; s’il doute, il juge qu’il ne devrait pas accepter sans réflexion.
Saint-Augustin, De la trinité

Pour Toi, il n’y a absolument pas de mal : mais pour l’ensemble de ta création non plus, parce qu’il n’y a rien au-dehors qui puisse faire irruption et causer la corruption de l’ordre que tu lui as imposé.
Confessions VII, 13, 19

La Vérité est le nom de Dieu lui-même.
Saint Augustin

Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus.
Confessions, XI

Voici qu’en toi Ô vérité, je me vois […] Mais suis-je bien tel, je ne sais […] Je t’en conjure, mon Dieu, montre-moi ce que je suis réellement.
Confessions, X

Le nom du Christ n’était pas là ; or, ce nom, de par ta miséricorde, Seigneur, ce nom de mon Sauveur, ton Fils, déjà dans le lait d’une mère, mon cœur d’enfant l’avait pieusement bu, et il gardait au fond, et sans ce nom nulle œuvre, fut-elle littéraire et bien soignée et pleine de vérité, ne me ravissait entièrement.
Confessions, livre III, 4

Et voici que j’entends une voix, venant d’une maison voisine ; on disait on chantant et l’on répétait fréquemment avec une voix comme celle d’un garçon ou d’une fille, je ne sais : « Prends, lis ! Prends, lis ! ». […] J’ai refoulé l’assaut de mes larmes et me suis levé, et ne voyant là plus qu’un ordre divin qui m’enjoignait d’ouvrir le livre, et de lire ce que je trouverais au premier chapitre venu.
Confessions, livre VIII, 12

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