Citations et textes féministes de Louise Michel

Citations de Louise Michel : les plus engagées, les plus inspirantes, les plus célèbres. Voici notre sélection de cette femme militante du XIXe siècle.

Louise Michel, surnommée la « Vierge rouge » pour son engagement révolutionnaire et son dévouement à la cause des opprimés, reste une figure emblématique de la lutte sociale et féministe du XIXe siècle.

Née en 1830, elle s’est battue toute sa vie pour l’égalité, la justice et l’éducation pour tous. Institutrice, écrivaine, conférencière et militante anarchiste, elle a marqué l’histoire par son courage et sa détermination, notamment lors de la Commune de Paris en 1871.

Son engagement en faveur des plus pauvres, des femmes et des exclus l’a conduite à l’exil, à la prison, mais jamais au silence. Louise Michel a laissé derrière elle une œuvre littéraire et féministe considérable, ainsi qu’un héritage de citations puissantes, porteuses d’espoir et de révolte.

Voici notre sélection de citations et textes de Louise Michel qui illustrent son engagement féministe.

Les femmes ne se demandaient pas si une chose était possible, mais si elle était utile, alors on réussissait à l’accomplir.
La Commune (1898)

Un féministe est un homme qui accepte de couper la poire en deux tout en s’assurant que la poire est encore la femme.

Il y a une chose qui vous étonne, qui vous épouvante, c’est une femme qui ose se défendre. On n’est pas habitué à voir une femme qui ose penser ; on veut selon l’expression de Proudhon, voir dans la femme une ménagère ou une courtisane !
Mémoires (1886)

Chacun cherche sa route ; nous cherchons la nôtre et nous pensons que le jour où le règne de la liberté et de l’égalité sera arrivé, le genre humain sera heureux.

Notre place dans l’humanité ne doit pas être mendiée, mais prise.
Mémoires (1886)

Esclave est le prolétaire, esclave entre tous est la femme du prolétaire.

Nous rêvons au bonheur universel, nous voulons l’humanité libre et fière, sans entrave, sans castes, sans frontières, sans religions, sans gouvernements, sans institutions.
A mes frères

Simple, forte, aimant l’art et l’idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée.

S’il faudra du courage à vos frères pour les choses qu’ils verront, il vous en faudra cent fois davantage. Il faut aujourd’hui, qu’où les hommes pleureraient, les femmes aient les yeux secs.
Mémoires (1886)

Nous ne valons pas mieux que les hommes, mais le pouvoir ne nous a pas encore corrompues.
Mémoires (1886)

Si l’égalité entre les deux sexes était reconnue, ce serait une fameuse brèche dans la bêtise humaine. En attendant, la femme est toujours, comme le disait le vieux Molière, le potage de l’homme. Le sexe fort descend jusqu’à flatter l’autre en le qualifiant de beau sexe. Il y a fichtre longtemps que nous avons fait justice de cette force-là, et nous sommes pas mal de révoltées. 
Mémoires (1886)

Puisqu’il semble que tout coeur qui bat pour la liberté n’ait droit qu’à un peu de plomb, j’en réclame ma part, moi ! Si vous n’êtes pas des lâches, tuez-moi !

La question des femmes est, surtout à l’heure actuelle, inséparable de la question de l’humanité.
Mémoires (1886)

Les femmes, surtout, sont le bétail humain qu’on écrase et qu’on vend.

Jamais je n’ai compris qu’il y eût un sexe pour lequel on cherchât à atrophier l’intelligence comme s’il y en avait trop dans la race.
Mémoires (1886)

Partout, l’homme souffre dans la société maudite ; mais nulle douleur n’est comparable à celle de la femme. Dans la rue, elle est une marchandise.
Dans les couvents où elle se cache comme dans une tombe, l’ignorance l’étreint, les règlements la prennent dans leur engrenage, broyant son cœur et son cerveau.
Dans le monde, elle ploie sous le dégoût; dans son ménage le fardeau l’écrase; l’homme tient à ce qu’elle reste ainsi, pour être sûr qu’elle n’empiétera ni sur ses fonctions, ni sur ses titres.

Rassurez-vous encore, messieurs; nous n’avons pas besoin du titre pour prendre vos fonctions quand il nous plaît !
Vos titres ? Ah bah ! Nous n’aimons pas les guenilles; faites-en ce que vous voudre; c’est trop rapiécé, trop étriqué pour nous.

Ce que nous voulons, c’est la science et la liberté.
Vos titres ? Le temps n’est pas loin où vous viendrez nous les offrir, pour essayer par ce partage de les retaper un peu.
Gardez ces défroques, nous n’en voulons pas.

Nos droits, nous les avons. Ne sommes-nous pas près de vous pour combattre le grand combat, la lutte suprême ? Est-ce que vous oserez faire une part pour les droits des femmes, quand hommes et femmes auront conquis les droits de l’humanité ?

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